Transports
Transports : réseau RER embryonnaire et explosion du trafic routier
Comme partout, la mobilité augmente. En 2005, 500'000 personnes franchissaient chaque jour la frontière du canton de Genève (dans les deux sens), soit 8% de plus en trois ans. Or la répartition modale est très inégale. Pour les déplacements franchissant la limite du canton de Genève, la part des transports publics est de 27% côté Suisse et, selon les couloirs, seulement de 8%, 4% ou 1% côté France.
La tendance est à une poursuite de la croissance du trafic individuel motorisé, qui sature des tronçons de plus en plus nombreux pendant des périodes de plus en plus longues de la journée, avec des nuisances environnementales induites toujours plus accentuées, notamment en matière de pollution atmosphérique et sonore.
Cette situation est un produit de l'histoire : suppression des nombreuses lignes de transports publics transfrontalières qui existaient avant 1940 et report de la construction d'un véritable réseau ferroviaire. L'agglomération franco-valdo-genevoise entreprend aujourd'hui seulement de construire le réseau ferroviaire adapté dont d'autres agglomérations, ne butant pas sur une frontière, ont pu s'équiper au fil du temps.